Karine Fréchette

2026 | KARINE FRÉCHETTE
AU JARDIN DES MIROIRS TORDUS
TORONTO
21 mars - 25 avr 2026

Vernissage : Samedi 21 mars 2026, de 15h à 18h



Karine Féchette, Vanité 7, 2025, acrylique sur toile, 48 x 42 po.

Blouin Division a le plaisir d’accueillir Au jardin des miroirs tordus, un ensemble de nouvelles peintures de l’artiste montréalaise Karine Fréchette, marquant sa première exposition à la galerie de Toronto.

Au jardin des miroirs tordus réunit un corpus d’œuvres issues d’un processus où l’image se transforme à travers diverses médiations visuelles, numériques et picturales. Cette démarche, mise en œuvre dans le cadre de l’exposition, prolonge la réflexion de l’artiste sur les relations entre phénomènes naturels, corporalité, dispositifs techniques de la vision et peinture.

Pour ces tableaux intitulés Vanités, le motif floral constitue moins un sujet qu’un point de départ. À partir d’une mise en scène de fleurs industrielles et bon marché, Fréchette développe un processus de documentation impliquant divers outils analogiques; prismes, boules de cristal, miroirs concaves ou cuillères métalliques. L’usage de ces dispositifs artisanaux constitue la première étape d’un parcours d’altérations où se déploie la fiction d’une expérience à la fois optique et physique.

Les formes végétales s’enchevêtrent, s’étirent et se replient aussitôt, émergeant dans des mauves et des bleus électriques, usuels à la palette de l’artiste, sous l’apparence de gerberas ou de marguerites aux allures inattendues. Bien que les détails des compositions témoignent d’un certain acharnement à rester fidèles aux images-sources, c’est plutôt ce que révèlent les surfaces réfléchissantes et le trajet de l’image à travers ses altérations, qui devient le véritable sujet de représentation. Le geste pictural de Fréchette est lent et patient : il implique des négociations successives, parfois directement sur la toile, donnant aux œuvres une apparence paradoxalement proche de celle des images d’écran. Cette circulation visuelle en constante transformation se manifeste alors sous la forme de drapés organiques aux propriétés anthropomorphiques. À travers ce jardin de miroirs tordus, chaque reflet devient une invitation à réfléchir à la perception du vivant dans le flux mouvant des contenus numériques.